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Jérémy LIRON

Notre perception du monde est médiatisée par les images que l’on s’en fait et que l’on pousse au devant comme un aveugle tâte le vide de ses mains. Elles l’accompagnent, bientôt s’y superposent, le donnant à voir comme fiction de lui-même. Cette fiction des images arrêtant l’espace et le temps, retenant des fragments au tumulte du monde, on peut imaginer la dénoncer : par un souffle de vent dédoublant la branche réelle de la branche projetée comme dans L’invention de Morel, de Bioy-Casares ou par la confrontation des images au monde. Pour ce projet, je voudrais que les images données à voir renvoient à leur environnement proche, le donnant à lire différemment. Ce que peut-être, l’art rend visible (pour reprendre la phrase de Klee), c’est l’échappée du monde derrière lui-même.

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